Cher vous,
Seconde lettre, seconde confession, second sourire....Tout a-t-il vraiment une suite ? Vraisemblablement.
Je me rends compte aujourd'hui que je redécouvre petit à petit des sentiments enfouis au plus profond de mon âme... Avaient-ils été refoulés ? Je me le demande....
La peur d'oublier qui l'on est vraiment au fond de soi, la peur de ne plus reconnaître la personne se réflétant devant soi, la peur de n'être qu'éphémère. J'avais oublié que malgré les sourires, malgré les rires, le monde reste ce qu'il est, les gens ceux qu'ils sont.
Un homme ,qui vécu bien des siècles avant vous et moi , citait : " Des oeuvres bonnes et justes ne sont jamais faîtes par des hommes bons et justes mais des hommes bons et justes font de bonnes oeuvres."
Le besoin de reconnaissance dicte la vie des hommes. Le besoin de supériorité dicte la vie des hommes. La vie des hommes est une dictature.
Parfois j'aimerai m'oublier quelques secondes. Ne plus être un tout ....n'être que des infimes choses.
J'aimerai être son sourire, j'aimerai être nos deux mains liées, j'aimerai être son rire, j'aimerai tellement de chose....Egoïste... je veux tellement de choses pour moi-même.
Se souvenir du passé est fondamental, se souvenir de Lundi 19 Janvier m'est fondamental.
Comment oublier sa voix, comment oublier son visage près du mien, comment oublier nos sourires complices, comment oublier ses pas coordonés aux miens...
Bien qu'après ce doux éveil j'ai découvert la triste vérité du monde qui m'entoure, que certaines personnes jugés et n'acceptaient pas certaines réalités, j'ai pu pour la première fois touché ce mot si vénéré : amour.
"On n'aime point, Seigneur, si l'on ne veut aimer". (Britannicus, III.2)
Je veux aimer, je l'aime et qu'importe le reste.
N.
